L’idée du projet Good Guy était, au départ, de créer une scène autour de Noël. Mais fidèle à mes habitudes, j’ai voulu casser l’image trop parfaite et joyeuse des fêtes pour en faire une version tordue, ironique et sanglante. Ainsi est née l’idée d’un projet d’horreur autour de Chucky, le célèbre Good Guy qui transforme la magie de Noël en cauchemar domestique.
L’appartement a été conçu comme un décor de film, un espace typique des intérieurs américains de la fin des années 80 et du début des années 90. avec un travail minutieux sur la composition et la mise en scène. L’inspiration vient directement du cinéma de cette époque, avec son style postmoderne domestique américain, typique de la fin des années 80 : les murs aux tons chauds, les meubles en bois verni, les jouets colorés, les guirlandes trop présentes, les tapis épais et les télévisions cathodiques. Pour la première fois, l’intégralité des objets et décorations ont été placés directement dans le modèle SketchUp, afin d’obtenir une vision globale et cohérente de l’appartement. Cela a permis d’orchestrer les espaces comme un plan de film, du salon au sapin, en passant par la cuisine et la chambre de l’enfant, tout en gardant un réalisme visuel constant.
Les rendus ont ensuite été réalisés dans Lumion, en jouant sur les contrastes entre l’éclairage chaleureux des fêtes et la froideur des traces laissées par le drame. L’ensemble donne une scène faussement paisible, presque figée, où la tension monte à mesure qu’on découvre les indices du carnage.
Good Guy, c’est Noël vu à travers le prisme de l’humour noir et du cinéma d’horreur : un décor parfait, une ambiance joyeuse, et un jouet qui n’aurait jamais dû s’inviter à la fête.